Mairie de Vandoeuvre
@ @ @ @ @

récompense pour participation catégorie moins de 14 ans -- " Une nuit à l’hotel "

par Lisa GRANDJEAN,

Une nuit à l’hôtel

Paris, octobre 1980.

J’avançais dans le noir le plus complet, jusqu’au moment où j’aperçus l’enseigne d’un rayonnement intense indiquant l’entrée de l’hôtel d’à côté qui était un hôtel brasserie.

J’entrai et vis le bar sur lequel dormait le serveur, exténué par une journée très sportive. Je m’assis sur une chaise haute et de toutes mes forces essayai de réveiller ce pauvre malheureux qui était affalé devant sa machine à café. Il ouvrit les yeux, l’air étonné et demanda :

-  Que voulez-vous boire ?
-  Un Scotch, bien serré.

Il me prépara cela et me dit :

-  Vous venez d’où ?
-  De loin, de très loin dis-je.
-  Et que faites-vous dans un coin perdu comme celui-ci ? Il y a autre chose à visiter à Paris, comme la tour Eiffel, et bien sûr d’autres hôtels.
-  On dirait que vous voulez me dissuader de dormir ici ?
-  Pourquoi ? Vous voulez rester ? fit-il d’une voix surprise.
-  Oui, j’en ai l’intention.
-  Et vous faites quoi dans la vie ?
-  Je suis détective.

Le serveur eut un air terrorisé.
-  Que voulez-vous comme chambre ?
-  Une très spacieuse, et avec une salle de bains.
-  Il y a la sept, la neuf, et la ... ! Eh ! Non la sept est occupée, j’avais oublié.

Je fis comme si je ne me doutais de rien mais, je savais qu’il me cachait quelquechose. Il me donna la clé de la chambre neuf.

-  Pouvez-vous me donner votre nom, pour que je puisse l’entrer das l’ ordinateur , dit le serveur.
-  Je m’appelle Scott, Scott McCheap.

Et je partis dans ma chambre. Au moment où je l’entendis ronfler, je sortis de ma chambre et ouvris la porte de la chambre sept. J’entrai, visitai un peu les lieux pour découvrir ce que le serveur voulait m’empêcher de voir. Et là, je vis dans le miroir - qui me montrait l’intérieur de la salle de bains - une femme gisant sur le sol avec à côté d’elle un vase de cristal brisé. Le meurtre était élémentaire et n’avait aucune complexité , cette femme avait été assomée puis poignardée, mais pourquoi. Tout à coup, j’entendis la porte se refermer derrière moi. Et là, je sentis la variation de la température. Elle augmentait de plus en plus. Au bout de dix minutes, je voyais l’ hélice de la bouche d’aération qui tournait, mais il faisait chaud comme dans un sauna. Je vis sur le mur une icône , mais je ne suis pas croyant. Peut-être aurais-je dû l’être dans un moment comme celui-ci. Je pensais au désenchevêtrement de cette mésaventure jusqu’au moment où je pensai que mon portable était dans ma poche. Je l’allumai mais je vis que je n’avais plus de réseau, pas la moindre ondelette ne franchissait ce mur épais.

Et la porte s’ouvrit. Un pistolet sortit de l’entrebaîllement et aussitôt quelqu’un me tira dessus... !